Lames vives 1/Obédience – Ariel Holzl #PLIB2020

Couverture Lames vives, tome 1 : Obédience

Le vif-argent coule dans leurs veines.
Les esclaves sont devenus les maîtres.
La République d’Obédience est née.

Six destins se croisent et se brisent comme des chaînes dans ce roman aux personnages complexes et humains. Un récit d’aventure puissant, poignant et addictif sur la liberté et la lutte pour ses idéaux.

Encore une lecture pour le PLIB ! à croire que je ne fais que ça ! Ayant adoré les Soeurs Carmines d’Ariel Holzl, je ne voulais pas lire Lames Vives, de peur d’être déçue, je voulais rester sur ma première impression. Et finalement j’ai craqué 1 mois avant le début des votes, tant les avis étaient positifs, et la couverture jolie (oui, je suis faible.)

J’aurais beaucoup de mal à vous proposer un résumé fiable tant le livre est complexe. Une guerre a éclaté et les esclaves sont devenus les maîtres, et les protagonistes de ce roman veulent tous une chose : la liberté ! 

Contrairement aux Soeurs Carmines où l’on suit un personnage par roman, là on en suis 5 d’un coup, tous à la 1ère personne ! J’avais peur de m’y perdre un peu, mais en fait pas du tout ! Chaque personnage a une personnalité bien tranché et très intéressante !

Trois de nos personnages sont un groupe, tandis que les deux autres en sont un autre. Nous suivons donc tous les événements de ce roman à travers deux groupes différents, opposés géographiquement, ce qui permet d’englober plus de choses. Le premier groupe est constitué de Gryff, une lame, et de Nazeem et Minah.  Gryff est une lame. Une lame, ça n’a pas de vie intime, tout ce qu’on pense est entendu par les autres lames. Elle n’a pas non plus de vie propre, et ne vit que pour servir le gouvernement. Autrement dit, c’est une arme. Mais Gryff est séparé des autres, et va goûter à la liberté et au silence, ce qui va le rendre très intéressant et complexe. 

Minah est une empathe, et les empathes sont très mal vus dans la société, elle se doit de faire profil bas. Elle passe donc son temps à essayer de réprimer qui elle est vraiment. Alors qu’elle peut « lire » une personne en la touchant. Elle aspire à pouvoir être enfin elle même, libre. Nazeem est un personnage très discret au début, qui suit Minah partout, mais qui va devenir de plus en plus féroce et indomptable, avec une personnalité très définie. 

Le deuxième groupe compose Ellinore, une jeune magnite. Cette dernière possède des sortes d’ondes qui lui tournent autour, et par une simple pensée, les amènes à faire ce qu’elle veut. Saabr va être son garde du corps attitrée, cette dernière étant une lame, beaucoup plus féroce que Gryff, elle ne vit vraiment que pour servir, et à une confiance aveugle en elle-même. 

Je ne me suis pas attachée à tous les personnages, mais aucun ne m’a laissé indifférente, chacun ayant un but précis, une histoire et une origine. 

Ce que j’ai particulièrement aimé, c’es tout l’univers riche et complexe que l’auteur à mis en place ! Les lames, les empathes, les magnites … Il y a des villes golems, des geckos aussi gros que des chevaux … Un passé historique très détaillé, des matières qui régissent le monde, comme l’aurum, le vif argent, mais aussi l’eau, denrée rare ! La peur de l’étranger est une thématique très abordée, où il y a un réel écart entre les pauvres et les riches, mais aussi les étrangers et les natifs, le tout dirigé par une caste censé prôner la liberté. Cet univers est incroyablement complet et développé, et je lirais avec grand plaisir le second tome ! 

La plume de l’auteur est toujours aussi belle et immersive, avec un brin d’humour noir. le roman se lit très vite, avec des chapitres relativement courts, il se transforme en véritable turn-over. De plus, les petites illustrations en début de partie sont sublimes, et nous immerge encore plus dans l’histoire. 

Ariel Holzl nous livre ici un récit plus sombre que les Soeurs Carmines, où la mort plane, où le mot « liberté » n’est qu’un mot, où les gens sont utilisés en tant qu’armes, où les peuples sont asservis car venant d’un autre pays … Cette nouvelle dystopie est plus mature, avec des scènes plus gore, plus crue, des personnages plus adultes, et un vrai message à faire passer. Ce qui ne change pas en revanche, c’est sa plume merveilleuse, qui nous transporte à Obédience en quelques phrases. 

Sylnor

 #ISBN9782354087487

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